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« Libertude, égalitude, fraternitude »
de : Christophe Alévêque
En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.
lundi 9 juillet 2007
Annonce du grand plan « Sœur Emmanuelle » pour les banlieues, qui va souffler les observateurs internationaux par son ambition. C’est probablement le plus vaste chantier de reconstruction qu’on ait vu en France depuis le nettoyage des Côtes-d’Armor en 1978.
Voici les principaux axes du grand plan Sœur Emmanuelle :      
— Cours de civilité dans les écoles et à l’intérieur des centres commerciaux.
— Rénovations des quartiers, plantages d’arbres de la fermeté, de l’impartialité et de la « Fra-ter-ni-té ».
— Barème de punitions à la carte, votées à mains participatives levées dans tous les comités de quartier fraternels.
— Plan de pacification des Transports Publics grâce aux innovations technologiques : diffusions de films et de matchs sur écrans plats HD, casques d’écoute à chaque place pour de la musique à la carte, ordinateurs en libre accès à l’arrière du bus, etc.
— Retour de la police de fraternité et de proximité, des Assedic de proximité, des emplois de proximité, de la justice de proximité et des transports de proximité.
— Création de « parcs de défoulements sociaux » gratuits dans les zones industrielles, comprenant bus à casser, voitures de police à caillasser, faux pompier à attaquer, concours de trafic de drogue avec distribution de points donnant droit à un chèque cadeau, cuisines à détruire pour conjoints violents, tournante avec poupée gonflable. Chaque visiteur, à sa sortie, devra « faire le point » avec un psychologue de proximité, parc, sous l’œil vigilant de « l’armée fraternelle des non armés de proximité » — pour lui permettre d’établir un premier contact direct avec la population à risque.
— L’armée des non armés interviendra également dans chaque centre-ville, et en remplacement des gardiens d’immeubles.
Le tout sera financé par une enveloppe de 15 milliards d’euro, prélevée sur les recettes d’une « révolution fiscale » à venir à la rentrée. La droite s’inquiète…

La suite demain...
Il y a 57 minutes
 
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Jackie Berroyer

Jackie Berroyer© DR ©DR

Jackie Berroyer travaille comme dessinateur industriel, mais sa seule vraie passion est la musique. S'il ne fait pas carrière comme instrumentiste, il devient au milieu des années 70 rock critic à Charlie Hebdo et collabore également à Libération, Rock&Folk ou encore Actuel. Également écrivain, il publie notamment en 1992 La Femme de Berroyer est plus belle que toi, connasse, qui fera l'objet d'une adaptation cinématographique sous le titre Tempête dans un verre d'eau.
La plume caustique de Jackie Berroyer lui vaut d'être très sollicité, à partir des années 80, par les réalisateurs en quête de dialoguiste incisif. Il travaille alors avec Jean-François Stévenin (Double messieurs, qui marque aussi sa première apparition à l'écran en 1986), Patrick Grandperret ou encore Patrick Bouchitey (Lune froide d'après Bukowski). Il co-signe également Riens du tout, premier opus de Cédric Klapisch, mais c'est grâce à ses interventions loufoques de standardiste dans l'émission phare de Canal +, Nulle part ailleurs, que ce touche-à-tout accède à la popularité au milieu des années 90.
Sous ses airs de dilettante, Jackie Berroyer s'impose à la même période comme une figure marquante du jeune cinéma d'auteur : doux dingue dans Les Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel de Laurence Ferreira Barbosa - qu'il a coécrit -, il se retrouve, à 50 ans, en haut de l'affiche. Dans Encore de Pascal Bonitzer (1996), il incarne ainsi un prof de philo maladroit et indécis, empêtré dans ses intrigues sentimentales, tandis que Christian Vincent lui offre l'année suivante un beau personnage d'humoriste désabusé dans Je ne vois pas ce qu'on me trouve. Héros de plusieurs premiers films (Caméléone de Benoît Cohen...), il apparaît également chez Chabrol, Mocky, et dans des comédies telles que Un Indien dans la ville de Hervé Palud. En 2005, dans le thriller belge Calvaire de Fabrice du Welz, l'acteur qu'on appréciait pour son flegme et sa bonhomie ose une stupéfiante composition d'aubergiste psychopathe.
Au théâtre, Jackie Berroyer a joué en 2000 dans La Tête des autres mis en scène par Jean-Luc Tardieu et en 2004 dans S'agite et se pavane de Ingmar Bergman dans une mise en scène de Roger Planchon.

Mis à jour le 28/07/2010

 

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