Jean-Pierre Martinet

Né à Libourne en 1944, Jean-Pierre Martinet fit des études de lettres, puis l’IDHEC pour devenir assistant-réalisateur à l’ORTF. Le désenchantement fut rapide. En 1978, il renonce définitivement à son rêve de réaliser un jour son film.
Il se consacre alors à l’écriture. D’abord comme critique : on lui doit notamment la redécouverte d’Henri Nallet, qui lui vaut en grande partie sa notoriété. Puis comme écrivain, auteur de six romans. Il a écrit La somnolence (1975), salué par la critique pour sa virtuosité, ensuite Jérôme, considéré comme un chef d’œuvre à sa parution en 1978, mais qui ne dépasse pas le cercle des lecteurs avertis.
Martinet se voit souvent qualifier de maudit autant pour sa vie chaotique que pour l’univers sombre et cruel de ses livres. Après deux romans parus en 1986, Ceux qui n’en mènent pas large et L’ombre des forêts, Martinet cesse d’écrire.
Miné par ses échecs et des problèmes de santé, il revient vivre chez sa mère à Libourne, comme le héros de Jérôme, et sombre définitivement dans l’alcool, qui l’accompagne depuis longtemps. Il meurt en 1993.
De son vivant, Martinet n’eut pas la reconnaissance qu’il méritait, admiré uniquement d’une poignée de fervents lecteurs.
La grande vie est réédité en 2006 chez l’Arbre Vengeur.

Mis à jour le 05/07/2011

 

Sur les scènes
du Rond-Point en


2011-2012

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