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Jean-Luc Porraz

Né un 28 décembre, Jean Luc Porraz décroche son premier rôle dans la foulée : petit Jésus dans la crèche de l'hopital.
Après des études (très courtes) de Sciences Politiques et d'Histoire, il intègre le Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris dans les classes de Michel Bouquet, Pierre Debauche et Claude Régy. Il travaille dès la première année. Vite repéré par Jean Hugues Anglade, il joue dans sa mise en scène de Scènes de chasse en Bavière à l'Espace Cardin. Et Jacques Rosner l'engage à l'Odéon dans Du côté des îles de Pierre Laville. Il tourne ensuite son premier film Diva et sa première télé Un adolescent d'autrefois. Il crée avec son ami Jean Pierre Klein la compagnie Jipeka avec laquelle il joue, entre autres, seul en scène, Le Terrier de Kafka à l'Athénée. Il joue Tchékov, Feydeau, Anouilh, Marlowe mais ce qu'il préfère c'est le compagnonnage avec des auteurs  contemporains  comme Louis Charles Sirjacq, Olivier Dutaillis, ou Gérald Sibleyras (L'inscription, Le béret de la tortue ou Vive Bouchon, co-écrits avec Jean Dell). Il participe également à des créations collectives comme Ah le grand homme mise en scène de Pierre Pradinas ou l'aventure André le magnifique (Cinq Molières en 1998). Après Les Belles Soeurs d'Eric Assous (mise en scène de Jean Luc Moreau), il fut un des jurés au côté de Michel Leeb dans Douze hommes en colère (mise en scène de Stéphan Meldegg) en 2009. Depuis janvier 2010, il joue dans Thé à la menthe ou t'es citron de Patrick Haudecoeur (Molière du Spectacle Comique 2011).  Il est également metteur en scène (Contes d'avant l'oubli au Théatre de l'Est Parisien, Le roi des schnorrers au Festival In d'Avignon). Au cinéma, on l'a vu dans plus de trente films (Un monde sans pitié, Les parasites, Podium, Le hérisson entre autres.) A la télévision, il a tourné dans près de quatre vingt téléfilms sous la direction notamment de Claude Santelli, Jacques Otmézguine, Jeanne Labrune ou Jacques Santamaria.

Mis à jour le 17/12/2012

 

Sur les scènes
du Rond-Point en


2011-2012

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Il y a 21h
 

- Alors, la Lise, ça fait un bail ! Depuis quand on n't'a pas vue ?
- La crise, mon p'tit Michel, la crise.
- À qui le dis-tu... M'enfin quand même, dans ta branche, ça se fait pas trop sentir, à ce qu'on dit ?
- C'qu'on dit, c'est une chose, c'qu'on vit, c'en est une autre. La culture, ça nourrit pas et les musées, ça coûte.
- Quand même les Jap', les richards du Golfe ? Et les Russes, on voit qu'eux !
- Oui oui ils se bousculent au bastingage, mais pour causer, c'est une autre paire de manches. Je m'ennuie, Michel, je m'ennuie !
- C'est pour ça que tu reviens, tiens : pour causer avec le Michel en bon français dans le texte !
- Eh eh, on ne peut rien te cacher.
- Tu vois, moi aussi j'm'ennuyais. Commençait à me manquer, ton accent !
- Dis-donc, je l'ai perdu, mon accent, tu pousses là !
- Teu teu, que tu crois, mais moi, j'ai l'oreille musicale et quand tu causes, ça chante, j'te dis.
- Sacré Michel, l'oreille musicale... on aura tout vu, toi qu'a fait le conservatoire avec Adamo dans un joukeboxe.
- C'est pas tout, mais qu'est-ce que je te sers, ma grande. Une p'tite mousse ?
- Allez... (bruit du flot sorti du bec, verre raclé à la spatule. Col blanc pour dame en noir)
- Attention, ma grande, tu t'es fait une moustache.
- Ah... la première gorgée de mousse... ben tu vois, mon Gérard, 500 ans de gloire, ça vaut pas un plaisir minuscule.
- Ah qui le dis-tu ! J'échangerais pas mon zinc contre tout l'or du Louvre.


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