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Dans quel état sommes-nous?

Travaux d’écriture et de mise en scène des élèves des conservatoires de la Ville de Paris



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[entrée libre]

En partenariat avec la Ville de Paris et la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs, le Théâtre du Rond-Point  accueille pour la septième année les élèves de conservatoire de la Ville de Paris pour une semaine de représentations consacrées à leur travail d’écriture et de mise en scène. Cette année, les élèves ont travaillé autour du thème de la saison 2011/2012 : Dans quel état sommes-nous ?

« Favoriser les pratiques artistiques, encourager et soutenir la jeune création. (...) Ni prétexte, ni gadget, ce concours offre l’opportunité aux élèves des classes d’art dramatique de proposer un véritable travail de création, et la possibilité, pour les dix meilleurs, d’être diffusés pendant une semaine au Théâtre du Rond-Point en mai 2012, avant d’être repris en septembre 2012 à la MPAA/Saint-Germain. »
Guillaume Descamps, Directeur de la MPAA

« Je n’aime pas le mot conserve parce que c’est pas frais dedans.
Je n’aime pas le mot conserver parce que ça finit par moisir.
Je n’aime pas le mot conservateur ni en politique, ni pour les aliments,
ni même pour le responsable d’un musée, je préfère directeur.
Je n’aime pas le mot conservature parce qu’il n’existe pas.
Et je n’aime pas non plus le mot conservatoire,
sauf quand il s’agit de ces endroits à Paris
où les élèves réinventent la vie en faisant du théâtre. »
Jean-Michel Ribes

coordinatrice Marie Plassat
assistée de Fabien Grassi

représentations :
du mardi 22 au samedi 26 mai, 19h et 21h au  Rond-Point
du 20 au 22 septembre à la MPAA St-Germain

entrée libre
réservation obligatoire sur www.theatredurondpoint.fr ou au 01 44 95 58 81
ouverture des réservations un mois avant l’événement

Saison 2012-2013
En ce moment sur
ventscontraires.net
La revue collaborative du Rond-Point
Il y a 13h
 

- Alors, la Lise, ça fait un bail ! Depuis quand on n't'a pas vue ?
- La crise, mon p'tit Michel, la crise.
- À qui le dis-tu... M'enfin quand même, dans ta branche, ça se fait pas trop sentir, à ce qu'on dit ?
- C'qu'on dit, c'est une chose, c'qu'on vit, c'en est une autre. La culture, ça nourrit pas et les musées, ça coûte.
- Quand même les Jap', les richards du Golfe ? Et les Russes, on voit qu'eux !
- Oui oui ils se bousculent au bastingage, mais pour causer, c'est une autre paire de manches. Je m'ennuie, Michel, je m'ennuie !
- C'est pour ça que tu reviens, tiens : pour causer avec le Michel en bon français dans le texte !
- Eh eh, on ne peut rien te cacher.
- Tu vois, moi aussi j'm'ennuyais. Commençait à me manquer, ton accent !
- Dis-donc, je l'ai perdu, mon accent, tu pousses là !
- Teu teu, que tu crois, mais moi, j'ai l'oreille musicale et quand tu causes, ça chante, j'te dis.
- Sacré Michel, l'oreille musicale... on aura tout vu, toi qu'a fait le conservatoire avec Adamo dans un joukeboxe.
- C'est pas tout, mais qu'est-ce que je te sers, ma grande. Une p'tite mousse ?
- Allez... (bruit du flot sorti du bec, verre raclé à la spatule. Col blanc pour dame en noir)
- Attention, ma grande, tu t'es fait une moustache.
- Ah... la première gorgée de mousse... ben tu vois, mon Gérard, 500 ans de gloire, ça vaut pas un plaisir minuscule.
- Ah qui le dis-tu ! J'échangerais pas mon zinc contre tout l'or du Louvre.


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