J'avais un beau ballon rouge
© Stéphane Trapier

J'avais un beau ballon rouge


de Angela Dematté mise en scène Michel Didym avec Richard Bohringer, Romane Bohringer
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durée 1h25


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Je te dis ça juste parce que... j’y tiens voilà... à ma grande.
Automne 1965, dans le salon de la maison calme, le père fait ses comptes, la fille étudie. Ils se parlent, s’éprouvent. Elle veut refaire le monde. Il veut la protéger. Mara et son père s’affrontent sur le terrain politique. Elle a une conception intransigeante des injustices. Lui préfère négocier avec les inégalités de la société. Homme mesuré, il dirige son petit commerce, traverse des difficultés, tente de la raisonner. Elle suit des études en « sciences politiques » à Trento, près de Milan. À la faculté, elle lutte pour que soit reconnu l’intitulé « sociologie ». En 1966, les groupuscules gauchistes se forment, la jeune fille rejoint Renato Curcio, « un petit gars avec la peau mate ». À Milan, le couple d’amoureux crée un groupe d’extrême gauche, ils se lancent dans la lutte armée. Crimes politiques, enlèvements. Mara, Renato et leurs complices ont fondé les Brigades Rouges. La jeune fille meurt lors d’une fusillade en juin 1975.
Les Bohringer avouent que dans leur couple père / fille, le rebelle ce serait plutôt lui, Richard. L’assagie, la raisonnable, ce serait elle, Romane. Richard et Romane Bohringer cherchent depuis longtemps une oeuvre à travailler ensemble, un texte qui leur permettrait d’aller à l’opposé de ce qu’ils sont, contre leurs natures. Michel Didym, metteur en scène et directeur du Centre dramatique national de Nancy Lorraine, leur a confié le dialogue de l’Italienne Angela Dematté. Son premier texte, J’avais un beau ballon rouge, a remporté le Prix Riccione de la dramaturgie et le Prix Golden Graal Astro Nascente pour le Théâtre. Didym dirige ce dialogue simple et engagé de deux figures indispensables l’une à l’autre, un père et sa fille et leurs silences, secrets, nondits, leur amour inconditionnel dans la tempête.

production Théâtre de la Manufacture - CDN Nancy-Lorraine, coproduction Le Volcan - SN Le Havre, Théâtre Anne de Bretagne / Vannes, en partenariat avec Face à face, Paroles d’Italie pour les scènes de France
texte traduit avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, centre international de la traduction théâtrale www.maisonantoinevitez.com, publié aux éditions Les Solitaires intempestifs, création le 15 janvier 2013 au Théâtre de la Manufacture - CDN Nancy-Lorraine

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