Sortir de sa mère
© Stéphane Trapier

Sortir de sa mère


pièce avec chansons de Pierre Notte avec Tiphaine Gentilleau, Brice Hillairet, Chloé Olivères
afficher toute la distribution


[PDF]> télécharger Dossier de presse Sortir de sa mère

[Découvrez également un autre cabaret de Pierre Notte, La Chair des tristes culs, visible les mêmes jours à 21h.]

La mémoire, mon chéri, c’est comme les gens, la vie, l’amour, ce n’est pas toujours forcément une grosse perte.
Une affaire de famille : le père et la mère, et l’orage dans l’air. Elle, elle passe par la fenêtre. Lui, il glisse, tombe en arrière. Dans son coin, le chien lève la tête, et raconte. Il chante aussi. Les enfants alors s’emparent d’un héritage pourri : une mère atteinte d’une sorte d’Alzheimer, et un fantôme de père qui ne laisse rien à son fils si ce n’est une triste révélation : il ne l’a jamais déclaré ni reconnu. Les enfants alors partent à la recherche de ce qu’ils sont et d’où ils viennent. Et c’est une mauvaise idée. Le notaire berce le môme qui pleure. Il se vengera. La soeur, elle se prend les pieds dans le tapis de la vie, elle marche sur un lac gelé jusqu’à la cassure de la glace. Elle cherche quoi faire des cendres du père.
Dans Sortir de sa mère, cabaret loufoque et déglingué, deux jumeaux vont tenter de recoller les morceaux d’une famille dans un sale état. Et surtout, que vient-elle faire là-dedans Elizabeth Taylor ? Pierre Notte est l’auteur de Moi aussi je suis Catherine Deneuve, Deux petites dames vers le Nord, Pour l’amour de Gérard Philipe… Dans J’existe (foutez-moi la paix) (au Rond-Point en 2009), il préparait une omelette en direct. Dans Et l’enfant sur le loup (au Rond-Point en 2011), il se faisait les ongles. Ici, il accompagne au piano ses acolytes dans un cabaret joyeux. Tout en chansons et en surprises, Sortir de sa mère raconte la réconciliation des êtres. C’est une fête joyeuse, qui célèbre l’horreur d’avoir à vivre avec son frère, avec sa soeur. D’avoir affaire aux siens, quoi qu’il en soit des colères, des violences, des deuils, des crimes ou des tendresses. Quatre comédiens chantent et jouent de la haine à bon compte des familles, devenue une vraie tentative de réconciliation. Un hommage en chansonnettes aux mères, et à tous ceux qui doivent les supporter.

production la compagnie Les gens qui tombent, coproduction Le Prisme - Centre de développement artistique / Saint-Quentin en Yvelines, coréalisation Théâtre du Rond-Point, soutiens CG des Yvelines, Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin en Yvelines, Arcadi, Adami, Spedidam, Théâtre Eurydice / Plaisir, La Ferme du Mousseau / Élancourt, résidence de création à la Fabrique Éphéméride / Val de Reuil, résidence d’artistes aux Deux îles / Montbazon, création le 16 novembre 2012 au Prisme - Centre de développement artistique / Saint-Quentin en Yvelines
publié aux Éditions L’avant-scène théâtre, collection Quatre-Vents, préface de Fernando Arrabal

France Musique Têtu