Que ma joie demeure !

[spectacle COMPLET]

Saison 2011/2012

Que ma joie demeure !

un spectacle de et par : Alexandre Astier, mise en scène : Jean-Christophe Hembert

5 avril - 13 mai 2012

Durée : 1h20

Salle : Jean Tardieu

Synopsis

Ce cours est ouvert à tous, et aucune connaissance musicale n’est requise.

Encore là où on l’attend le moins. Après Kaamelott ou son premier long-métrage qu’il tourne et interprète aux côtés d’Isabelle Adjani, Alexandre Astier joue les Kapellmeister. Maître de musique, claveciniste ou joueur de viole de gambe, l’acteur devient Jean-Sébastien Bach. Génie absolu de la musique baroque, pasteur protestant, organiste, le compositeur signe au xviiie siècle mille chefsd’oeuvre, préludes et passions, fugues et variations. Herr J. S. Bach donne enfin en 2012 une master class. « Introduction au contrepoint fleuri et rigoureux », avec illustrations sonores et extraits live. Lui le « cantor de Leipzig » reçoit ses élèves dans son appartement de Saint-Thomas. Exposé sur l’harmonie tonale, mais il peut déraper. Et Bach grogne, vocifère contre Dieu. Le musicien et ses épouses ont perdu dix de leurs vingt enfants. L’homme en deuil offre pourtant à Dieu des messes et des cantates inouïes de beauté et de dévotion.
Musicien dès l’âge de six ans, Alexandre Astier intègre le Conservatoire National Supérieur de musique. Il joue, dirige, compose, mais « tombe à vingt ans par mégarde dans la comédie » avoue-t-il. Depuis, il écrit, joue, réalise, met en scène. L’humeur, les mots et le ton sont vifs et libres : de quoi pulvériser les clichés. Mais Astier reste sérieux quant aux costumes et aux instruments d’époque. « Comme dans Kaamelott, je ne veux ni décors en carton-pâte ni accessoires bidons. Tout doit être vrai. C’est le langage et la parole qui s’émancipent du vérisme. » Inusable, fascinant, le génie de Bach fait l’objet d’un portrait craché sans retenue. Un homme fort et rocailleux, arrogant, douloureux, loin des images convenues du religieux pratiquant, cloué sur sa chaise et ses partitions. Hommage savoureux et déglingué à J.S.B., Que ma joie demeure ! décortique gaiement la musique de Bach comme on ouvre un capot de bagnole pour comprendre un moteur.

Distribution

  • un spectacle de et par : Alexandre Astier
  • mise en scène : Jean-Christophe Hembert
  • lumière et décor : Seymour Laval
  • son : François Vatin
  • costumes : Anne-Gaëlle Daval
  • construction décor : Elvis Dagier
  • peinture du décor : Christelle Crouzet, Ludivine Defranoux
  • confection costumes : Marie Koch

Mentions de production

producteurs Alexandre Astier et Agathe Sofer / Regular, productrice associée Marie Guibourt / Chauffe Marcel !, chargés de production Gaëlle Marko et Claude Le Guen, stagiaires de production Jonathan Puppe dit Poppé
avec le soutien de la SACD

Le Figaro - Nathalie Simon
17 avril 2012

Que ma joie demeure : l’hilarante leçon d’Alexandre Astier

Alexandre Astier dit être tombé dans la comédie à l'âge de 20 ans «par mégarde». Pourtant, il y excelle. Expressif, il a un tempérament qui ne laisserait pas insensibles les esprits les plus chagrins. On rit à en avoir mal au ventre. Alexandre Astier a su s'entourer. Il est notamment servi par la belle scénographie et les lumières soignées de Seymour Laval, son ami d'enfance.

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Le Magazine info - Joévin Canet
11 avril 2012

Que ma joie demeure

Alexandre Astier excelle dans ce personnage bougon, insolite, brillant, solitaire, qui vit dans une réalité supérieure à celle de ses congénères. Epoustouflant et jubilatoire pour qui ne connait pas la musique. La mise en scène sobre et sans fausse note de Jean-Christophe Hembert – un clavecin, un tableau noir, des lumières efficaces, quelques accessoires – suffit à planter le décor d’une vie dédiée à la musique. Que ma joie demeure est le portrait insolite, tendre et intime d’un musicien de génie, porté par la ferveur d’un comédien généreux, décidé à partager avec le public sa fascination pour un homme qui a transcendé sa vie.

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