Souterrainblues

Saison 2012/2013

Souterrainblues

de : Peter Handke, traduction : Anne Weber

12 février - 9 mars 2013

Salle : Jean Tardieu

Durée : 1h30

Synopsis

[À voir aussi : La Femme gauchère, texte Peter Handke, mise en scène Christophe Perton]

Prends tes distances vis-à-vis des livres. Tripote enfin autre chose que des oeuvres.
Dans un métro qui traverse le monde et l’histoire, un homme sauvage s’adresse à ses congénères. Chroniques d’une haine de l’individu empêché dans ses accomplissements par les vernis sociaux. C’est toute une poétique de l’insulte que l’homme édifie en sous-sol. Il s’adresse à tous, un par un. Chacun son portrait, poème incandescent. Gueulante d’orfèvre, jusqu’à ce que le principe de l’invective se retourne contre lui, et qu’une femme vienne en miroir terrasser ce dragon, ennemi du peuple surgi dans le souterrain. Christophe Perton met en lumière ce noir objet dans un espace fait de transparences. Cri dans l’obscurité, imprécations fauves et mélancoliques, Souterrainblues est un inclassable roc poétique, où la beauté du verbe fouille dans un blues acide les vérités des êtres. Langue à vif, obscène et fascinante, mots crus à l’humour ardent, c’est une ode fulgurante à la vérité, une quête éperdue de beauté.
Écrivain prolifique, dramaturge, scénariste de Wim Wenders, traducteur et réalisateur, notamment de La Femme gauchère, l’Autrichien Peter Handke s’installe en France dans les années quatre-vingt-dix. Pour le théâtre, il signe Outrage au public, La Chevauchée sur le lac de Constance, Les gens déraisonnables sont en voie de disparition. Le cinéma lui doit le scénario des Ailes du désir. Auteur d’une quarantaine de romans, il déclenche une polémique d’une violence rare lors de ses prises de position en faveur de la Serbie, et lors des obsèques de Miloševic. Pour le metteur en scène Christophe Perton, aguerri à son oeuvre dense, intense et brûlante, l’écriture de Peter Handke « est chaque fois une expérience singulière, une musique, un rythme qui mêle les pulsations humaines à celles de la nature, une épopée où sourd un hymne joyeux à la vie ». Écrit en 2002, Souterrainblues illustre absolument cette quête intense de vérité.

Distribution

  • de : Peter Handke
  • traduction : Anne Weber
  • adaptation et mise en scène : Christophe Perton
  • avec : Yann Collette, Sophie Semin
  • scénographie : Christophe Perton
  • lumières : Kevin Briard
  • son : Fred Bühl
  • en collaboration avec : Michael Selam
  • costumes : Aude Desigaux
  • assistante à la mise en scène : Mirabelle Ordinaire
  • régie générale : Camille Faure, Stefan McKenzie

Mentions de production

production Scènes&Cités, à paraître aux éditions Gallimard en février 2013, Suhrkamp Verlag est propriétaire des droits de représentations, Scènes&Cités est subventionnée par le Ministère de la Culture – DRAC Rhône-Alpes et la Région Rhône-Alpes.

Le Figaro - Armelle Héliot
1 mars 2013

Peter Handke, femme sauvage

A chaque station il s’enflamme, invective, éructe, se cramponne. A la fin surgit la femme sauvage. (...) Sophie Semin lui offre sa personnalité forte, sa beauté, sa voix ferme et on ne sait quoi d’espiègle qui sied au personnage.

Consulter l'article
Les Inrockuptibles - Hugues Le Tanneur
27 février 2013

Résistance passive

L'acteur incarne avec une densité formidable cet impénitent, désigné comme l'Homme sauvage. Bien que sombre et mélancolique, son discours, qui évoque chacun des passagers en particulier, a parfois des accents whitmaniens. Un très beau texte, remarquablement interprété.

Consulter l'article
Etat-critique.com - Léa Messi
21 février 2013

Souterrainblues ou la laideur magnifiée du métro !

Il assume son intransigeance, son radicalisme et on s’en réjouit. Oui, on se réjouit qu’il ose dire tout fort et aussi violemment ce que l’on a si souvent pensé et eu envie d’hurler. Il y a quelque chose de jubilatoire dans tout cela, car dans cette quête de beauté, il y a une sincère vérité.

Consulter l'article