Golgota picnic

[Nous attirons votre attention sur le fait que ce spectacle comporte des propos qui pourraient heurter certaines sensibilités.]

 

[Chers spectateurs] > Du 8 décembre au 17 décembre 2011, afin d'assurer la tranquillité et la fluidité de l'entrée en salle des spectacles, nous vous conseillons d'arriver au théâtre 1 heure avant le début des représentations
FESTIVAL D'AUTOMNE À PARIS

saison 2011-2012

Golgota picnic

texte, mise en scène et scénographie : Rodrigo García, piano : Marino Formenti, musique de : Joseph Haydn, avec : Gonzalo Cunill, Núria Lloansi, Juan Loriente, Juan Navarro, Jean-Benoît Ugeux
 Avis de la presse et des spectateurs

8 - 17 décembre 2011


Salle : renaud-barrault
Horaires : du mardi au samedi, 20h30 - dimanche, 15h - Relâche : lundi 12 décembre
Durée : 2h10

synopsis

C'est que tout fout la trouille mes amis ! Faut voir l'état des toilettes publiques !
Machine de guerre lancée contre un monde d'hyperconsommation bovine, Golgota picnic met en scène une crucifixion tragique et trash. Cette épopée drôle et décalée s'attaque aux peurs de deux mille ans de christianisme.



 

Partout sur le sol, des hamburgers. Jésus est passé par là, il a multiplié les pains. Le Christ, qu'on appelle ici « el puto diablo », finira par voir sa plaie ultime de crucifié remplie de billets de banque. Plasticien, orchestrateur d'images chocs et de tableaux vivants aux provocations assumées, Rodrigo García interroge le monde et ses modèles, bouscule le cours de l'Histoire et de ses mythes. Toutes mesures dépassées, il fait du Messie et de ses acolytes une proie idéale. Machine de guerre lancée contre un monde d'hyperconsommation bovine, Golgota picnic met en scène une crucifixion tragique et trash. L'artiste démontre avec toutes ses armes que l'iconographie chrétienne est pour lui l'image même de la « terreur et de la barbarie ».

Dans cette épopée drôle, décalée, débordante, Jésus devient la cible, lui qui « multiplia la nourriture pour le peuple au lieu de travailler avec lui ». Le chef d'orchestre italien Marino Formenti vient interpréter la partition intégrale pour piano des Sept Dernières Paroles du Christ sur la croix de Joseph Haydn. Apaisement possible dans une fresque grandiose, scandaleuse et agitée. Après Versus, ou Et balancez mes cendres sur Mickey au Rond-Point, Rodrigo García et sa bande de fous furieux espagnols déchiffrent les évangiles à la machette. Ils font tomber des murs d'angoisses et de culpabilités héritées. Performeurs, danseurs, vociférateurs, anges chutés du ciel ou provocateurs enragés, ils s'attaquent aux peurs de deux mille ans de christianisme.

distribution

Texte, mise en scène et scénographie : Rodrigo García
Piano : Marino Formenti
Musique de : Joseph Haydn
Avec : Gonzalo Cunill, Núria Lloansi, Juan Loriente, Juan Navarro, Jean-Benoît Ugeux
Traduction : Christilla Vasserot
Assistant à la mise en scène : John Romão
Lumière : Carlos Marquerie
Son : Marc Romagosa
Vidéo : Ramón Diago
Bande-son des vidéos : Daniel Romero
Costumes : Belén Montoliú
Régie technique : Roberto Cafaggini

mentions de production

production Centro Dramático Nacional / Madrid, production déléguée Théâtre Garonne / Toulouse, coproduction Festival d’Automne à Paris 

partenaires

revue de presse avis des spectateurs

 Politis - Gilles Costaz

15 novembre 2011
Un sacré malentendu
En réalité, Rodrigo Garcia — et c'est ce qui rend le spectacle passionnant - conduit la provoc de manière plus inattendue. La frénésie de l'action est soudain stoppée par cinquante minutes de musique d'inspiration religieuse. Tout s'arrête, tout n'est plus que méditation, avant une dernière image d'ado jouant avec la mort. Une invite au silence intérieur.
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