Harper Regan

saison 2020-2021

Harper Regan

de : Simon Stephens, mise en scène : Lukas Hemleb, avec : Caroline Chaniolleau, Gérard Desarthe, Marina Foïs, Alice de Lencquesaing, Louis Do de Lencquesaing, Pierre Moure, traduction : Dominique Hollier, décor : Csaba Antal, costumes : Gerhard Gollnhofer, lumières : Lukas Hemleb, Csaba Antal, son : Jean-Louis Imbert, assistante mise en scène : Charlotte Lagrange
 Avis de la presse et des spectateurs

19 janvier - 19 février 2011


Salle : renaud-barrault
Durée : 2h10

synopsis

Au moment où on s’y attend le moins, on devient vieux
Elle a quarante ans, un travail honnête, une vie de couple, et un soudain besoin d’entrer dans l’inconnu. Déflagration intérieure. Harper Regan vit sous pression, sous un assemblage composite d’une succession d’oppressions. Pression familiale : son adolescente de fille fait sa crise, son bonhomme de mari a perdu son boulot. Tous ont dû déménager. Pression professionnelle : elle assure seule l’intendance de la maison, et son patron lui refuse un jour de congé pour voir son père mourant. Voyage initiatique d’une quarantenaire déphasée, Harper Regan fait émerger de l’extraordinaire dans les impasses du réel. Rencontres tendres, bouleversements intimes, impulsions libératrices, l’héroïne fait face à l’ordinaire cruauté du banal. Elle fait front, part en guerre contre ses propres résignations, et terrasse les monstres d’un quotidien étouffant. Elle sort grandie, sans violence, attendrie et vivante d’un insolite parcours imaginé par le dramaturge anglais Simon Stephens, né en 1971, formé au Royal Court de Londres, remarqué notamment pour sa pièce Pornography.
Metteur en scène de théâtre et d’opéra en France ou à l’étranger, Lukas Hemleb débute en Allemagne dans les années quatre-vingts. Il travaille entre autres à l’Odéon, à la MC 93 de Bobigny, au Théâtre Vidy-Lausanne, au Burgtheater de Vienne, à la Comédie-Française où il met en scène Le Dindon de Feydeau et Le Misanthrope de Molière. Sensible à « la délicatesse, l’intelligence, l’élégance » de Harper Regan, Lukas Hemleb cisèle en orfèvre une pièce en suspension, « où la crainte du pire affleure toujours, mais où demeure un espoir, une lumière. C’est un texte qui détecte et fait se frotter les plaques sismiques des êtres ». Un univers ni noir ni froid, simplement « salutaire ».

distribution

De : Simon Stephens
Mise en scène : Lukas Hemleb
Avec : Caroline Chaniolleau, Gérard Desarthe, Marina Foïs, Alice de Lencquesaing, Louis Do de Lencquesaing, Pierre Moure
Traduction : Dominique Hollier
Décor : Csaba Antal
Costumes : Gerhard Gollnhofer
Lumières : Lukas Hemleb, Csaba Antal
Son : Jean-Louis Imbert
Assistante mise en scène : Charlotte Lagrange

mentions de production

production Maison de la Culture d’Amiens / centre de création et de production, coproduction Théâtre du Rond-Point / Le Rond-Point des tournées, Maison de la Culture de Bourges, Théâtre des Treize Vents - Montpellier,
avec la participation artistique du Jeune Théâtre National 

revue de presse avis des spectateurs

 L'Express - Laurence Liban

6 février 2011
Harper Regan au Théâtre du Rond-Point
Pour son retour sur la scène française, l'excellent metteur en scène Lukas Hemleb a choisi une pièce tout en nuances, en glissements, en minces catastrophes et rétablissements intimes.(…) Habitant le rôle avec délicatesse et fermeté, Marina Foïs, avec Gérard Desarthe et ses camarades, donne toute sa force à un propos non pas neuf, mais traité avec beaucoup de tendresse.
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 lejdd.fr - Annie Chénieux

6 février 2011
Singularité du théâtre anglais
La mise en scène de Lukas Hemleb joue sur le rythme lent, régulier, et la tonalité sourde, met la réalité à distance, comme derrière un écran que ne parvient pas à traverser Harper. Marina Foïs est cette femme qui se retrouve à côté de sa vie, elle lui impose sa lucidité, sa clarté de jeu, sa présence fermement dessinée. Gérard Desarthe compose trois personnages, à chaque fois précisément typés et interprétés. Un texte singulier et une pièce qui garde son opacité, pour le meilleur.
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 Le Nouvel Observateur - Odile Quirot

27 janvier 2011
Desarthe : trois fois oui !
"N'était la voix, la finesse sidérante de la composition, Gérard Desarthe serait méconnaissable Son apparition est le premier bonheur de «Harper Regan», une piece de I Anglais Simon Stephens, ne en 1971 II y en aura d'autres. Au fil de conversations faussement banales, on nous parlera du monde sourdement violent dans lequel nous vivons, sans grands discours sans cris ni larmes C'est un théâtre de climat, d'atmosphère changeante. (…) Au pied d'un mur de verre, le metteur en scène Lukas Hemleb capte au plus juste I'air froid qui circule entre les êtres, et la chaleur qui est en eux." article non disponible en ligne
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 Toutelaculture.com - Amelie Blaustein Niddam

21 janvier 2011
Marina Foïs, divine Harper Regan au Rond-Point
Un spectacle sous forme de manifeste jubilatoire sur le droit d’envoyer tout valser de temps à autre.
Le théâtre du Rond-Point fait en heureux choix en assumant une pièce à la mise en scène et à la direction d’acteurs totalement contemporaines.
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 La Tribune - Jean-Louis Pinte

18 janvier 2011
Harper Regan ou "les peurs dans la ville"
"Marina Foïs est Harper Regan. Cette comédienne s'impose comme l'une des plus grandes de sa génération. Toujours sur le fil du rasoir, ne cédant à aucune émotion factice. Au bord du précipice. La distribution réunie par Lukas Hemleb est juste. Parfaite. Caroline Chaniolleau est une mère terrifiante et pathétique à la fois. Louis-Do de Lencquesaing dans un double rôle, dont celui d'un zonard dragueur et raciste, révèle toute la veulerie du personnage. Gérard Desarthe est juste. Comme d'habitude. Pierre Moure et Alice de Lencquesaing sont juvéniles et touchants à souhait. Un théâtre à découvrir."
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