La Maison d'os

[ANNULATION] > Pour des raisons techniques indépendantes de notre volonté les représentations des 2, 3, 4 et 5 mai sont annulées. 

29 mars - 11 mai 2013


Salle : renaud-barrault
Horaires : 20h30 - Relâche : dimanche, 15h - relâche les lundis, les 31 mars, 7 et 21 avril et les 1er, 7, 8 et 9 mai
Durée : 1h45

synopsis

Qu'est-ce que vous voulez que je fasse, après, moi, sans mon squelette ?
Anne-Laure Liégeois s'engouffre avec bonheur dans l'oeuvre fleuve, noire et lumineuse de Dubillard, auteur cosmique aux pièces remuantes. Une expérience de féerie théâtrale qui console du monde inexplicable.


Couronné de Molières, du Grand Prix de l'Académie Française, du prix des Poètes ou de la SACD, Roland Dubillard signe à l'automne 2011 son plus mauvais coup : l'auteur des Diablogues meurt le 14 décembre. Quelques mois plus tôt, du vivant du bonhomme, Anne-Laure Liégeois avait choisi de mettre en scène La Maison d'os. Pierre Richard acceptait le rôle monstre du Maître. Et Jean-Michel Ribes programmait la pièce au Rond-Point, dix ans après le festival qui lui avait été consacré. Pleine comme un oeuf, La Maison d'os est un corps humain habité de frémissements, d'inquiétudes et de fêtes. Des mots, balancés comme des balles, repris, échangés, qui filent comme des étoiles dans des courants d'air frais. Ça vivifie. Tout un monde habité par un homme, le Maître. Lui-même habité par un monde. Plus qu'une oeuvre, La Maison d'os est un rêve à traverser, une expérience de féerie théâtrale. C'est un corps de théâtre explosé de tours de magie, d'explosions du langage qui consolent du monde inexplicable. En 1962, après Naïves hirondelles et Amédée, Dubillard signe une oeuvre à mille entrées, pleine de portes, d'alcôves, de canalisations, et de génie.
Anne-Laure Liégeois sait créer un monde miroir, hilarant et secouant, en phase avec les vivants chahutés par les catastrophes d'aujourd'hui. Récemment à la Comédie-Française, elle mettait en scène Une puce, épargnez-la de Naomi Wallace. Elle agitait la saison dernière, au Rond-Point, l'univers de la bureaucratie poisseuse avec Débrayage de Rémi De Vos et L'Augmentation de Georges Perec. Présents alors dans ces deux propositions, Anne Girouard et Olivier Dutilloy rejoignent les Valets de La Maison d'os. Anne-Laure Liégeois s'engouffre avec bonheur dans l'oeuvre fleuve, noire et lumineuse de Dubillard, auteur comique aux pièces remuantes. Pierre Notte

distribution

De : Roland Dubillard
Mise en scène : Anne-Laure Liégeois
Avec : Sharif Andoura, Sébastien Bravard, Olivier Dutilloy, Agnès Pontier, Pierre Richard
Scénographie : Anne-Laure Liégeois, Yves Bernard
Lumières : Dominique Borrini
Son : François Leymarie
Collaboration costumes : lisabeth Dordevic
Accessoires : Arielle Chanty
Assistant à la mise en scène : Mathieu Dion
Collaboration au travail avec les comédiens amateurs : Laurent Bellambe

mentions de production

production Théâtre du Rond-Point / Le Rond-Point des tournées, coproduction compagnie Le Festin, Théâtre de l’Ouest Parisien / Boulogne-Billancourt, publié aux éditions Gallimard 

partenaires

revue de presse avis des spectateurs

 L'Express - Eric Libiot

17 avril 2013
Maître de la métaphysique absurde et de l'humour
Un escalier trône au milieu de la scène, les comédiens montent, entrent, descendent et sortent comme s’ils ne savaient plus quelle direction prendre et Anne-Laure Liégeois met en ordre une pièce qui déroute sans cesse ; qui n’emprunte pas la route attendue, donc celle d’un théâtre balisé.
 Consulter l'article

 Evene.fr - Patrick Sourd

16 avril 2013
La plus délicieuse des échappées belles
Défenseur impénitent d’une certaine idée de la poésie qui concilie le populaire et le rêve, Pierre Richard s’avère taillé sur mesure pour faire passer la parole de Roland Dubillard et l’ironie mordante de ses discours critiques qui passent forcément par l’humour entre la blague de comptoir et la philosophie considérée comme un art de vivre. (…) Anne-Laure Liégeois qui signe là une de ses plus justes mises en scène en (les valets) fait une bande rétive à tous les miroirs aux alouettes du pouvoir.
 Consulter l'article

 Le Figaro - Armelle Héliot

5 avril 2013
Rois, bouffons tragiques
Le Maître (fin et énigmatique Pierre Richard) s’interroge sur cette carcasse dans laquelle on est enfermé, cette maison d’os et d’osselets qui seule demeure un moment des pauvres humains bientôt poussière. Le décor, imaginé par Yves Lenoir et Anne-Laure Liégeois, qui signe une mise en scène remarquable, est monumental, avec son escalier, ses piliers gigantesques, son écroulement continu…
 Consulter l'article

 Mediapart - Jean-Jacques Birgé

2 avril 2013
La Maison d'os, c'est Dubillard!
Il s’agit avant tout d’une pièce sur les rapports de classe d’un vieil homme à la porte de la mort et de ses serviteurs aussi dévoués que critiques. Sharif Andoura, Sébastien Bravard, Olivier Dutilloy, Agnès Pontier jouent avec brio les serviteurs de cette maison qui s’écroule comme son maître interprété par Pierre Richard qui échappe enfin au rôle du distrait pour jouer à cache-cache avec la mémoire et la mort.
 Consulter l'article

 Télérama Sortir - Sylviane Bernard-Gresh

1 avril 2013
Une danse macabre d'une mélancolie joyeuse
La pièce métaphysique et poétique, parle du temps et de la mort dans une langue qui, embrouillant tout, ouvre des portes sur l’inconnu. Pierre Richard fait un maître lunaire et burlesque, déjà un peu ailleurs. (…) Dans la belle scène finale, on assiste à une danse macabre d’une mélancolie joyeuse.
 Consulter l'article

autour du spectacle

Autour du spectacle


Rendez-vous

À la rencontre des artistes / dimanche 14 avril, à 17h, salle Renaud-Barrault
À l'issue de la représentation du 14 avril, le Maître et ses valets se mettent à votre disposition et vous ouvrent les portes de La Maison d'os. Venez discuter avec Anne-Laure Liégeois et son équipe, et découvrir les coulisses de la création du spectacle.
> en savoir plus / [réservez]

également à l'affiche