L'Atelier volant

6 septembre - 6 octobre 2012


Salle : renaud-barrault
Durée : 2h15

synopsis

M. Boucot, est-il possible de prendre votre vocabulaire sans vos opinions ?
Novarina dirige un petit orchestre de solistes extravagants dans une recherche ludique d'un théâtre où le spectateur et l'acteur seraient agis par la force merveilleuse et salvatrice du langage.


Elle fourche parfois, dérape. La langue cherche son chemin, vole dans les airs, devient parole, flux, mots débités. Elle travaille au corps et aux têtes, laboratoire suspendu, atelier volant. Valère Novarina met en scène pour la première fois sa toute première pièce L'Atelier volant (écrite en 1971). Il fuit les conventions d'un théâtre régi par la représentation convenue de la figure humaine. Il opte pour le « démontage des idéologies ». Il inaugure un lieu d'accélération des particules du langage. Ici, un trio patronal porté par Le Docteur. Des subalternes qui dansent pour obtenir le job. Mais l'acteur, l'espace et les mots restent les premiers sujets de L'Atelier volant. Novarina y dirige une troupe d'artistes aguerris à son langage : tout un « petit orchestre de solistes extravagants ».
Du Discours aux animaux à L'Opérette imaginaire, de La Chair de l'homme au Drame de la vie, le langage de Novarina donne à voir le verbe comme substance charnelle, souvent hilarante. C'est une matière ardente, sortie de la bouche des acteurs rois, maîtres absolus de son théâtre. Langues courantes, dialectes oubliés, mots réinventés, la parole prend la forme de comètes vivantes. Peintre, Novarina capte les énergies de l'espace, les plaque au sol par ses traits et ses couleurs. Metteur en scène, il révèle les variations thermiques du lieu, les angles cachés, la matière et les arêtes. Entré au répertoire de la Comédie-Française avec L'Espace furieux, auteur récemment associé à l'Odéon, Novarina poursuit au Rond-Point sa recherche ludique d'un théâtre où le spectateur et l'acteur seraient agis par les mots, par la force hallucinogène, merveilleuse et salvatrice du langage.

distribution

Texte, mise en scène et peintures : Valère Novarina
Avec : Julie Kpéré, Olivier Martin-Salvan, Dominique Parent, Richard Pierre, Myrto Procopiou, Nicolas Struve, René Turquois, Valérie Vinci
Collaboration artistique : Céline Schaeffer
Scénographie : Philippe Marioge
Musique : Christian Paccoud
Lumières : Joël Hourbeigt
Costumes : Renato Bianchi
Maquillage : Carole Anquetil
Dramaturgie : Adélaïde Pralon, Roséliane Goldstein
Construction du décor : Les ateliers de construction du Théâtre du Nord
Philosophie générale : Clara Rousseau
Régie générale : Richard Pierre
Adaptation des lumières en tournée : Paul Beaureilles
En alternance avec : Eric Blevin
Régie plateau : Raphäel Dupleix
Réalisation des costumes : Sylvie Lombart
Assistée d' : Anne Poupelin
Réalisations des accessoires : Jean-Paul Dewynter
Stagiaire - assistante à la mise en scène : Marjorie Efther
Assistante de l'auteur : Lola Créïs
Production : Séverine Péan
En collaboration avec : Carine Hily / PLATÔ

mentions de production

production déléguée L’Union des contraires, coproduction Théâtre du Rond-Point, Théâtre Vidy-Lausanne, Théâtre National Populaire / Villeurbanne, avec l’aide du ministère de la Culture et de la Communication, avec le soutien du Dièse # Rhône-Alpes, publié aux éditions P.O.L 

partenaires

revue de presse avis des spectateurs

 Les Echos - Philippe Chevilley

10 novembre 2017
Les quatre coups du Rond-Point
L'idée est bonne ; sa fable joyeusement satirique et décalée sur le monde de l'entreprise n'a pas vieilli.
La mise en scène vive (de l'auteur) et la scénographie très colorée - entre cirque, « arte povera » et abstraction -crée les conditions d'un « théâtre de la cruauté comique », cher au dramaturge. Pour porter haut et juste ces jets de mots drolatiques, il a réuni la troupe idéale.
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 La revue du spectacle - Jean Grapin

10 septembre 2012
Une tragédie clownesque... comme une montée du cynisme
Les comédiens ont une présence chaleureuse. Leur travail agite les imaginaires, libère les imaginations et révèle la force du verbe. L’auteur qui est un penseur créateur de monde et de théâtre sait créer un langage scénique dans toute sa vigueur et tricoter le bonheur d’une durée pleine d’attentions et de "réflexions".
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 Evene.fr - Claire Pérez

10 septembre 2012
L'Atelier volant
Novarina s’offre une liberté folle, osant des monologues où les déformations jubilatoires qu’il impose à la langue française deviendront plus tard sa marque de fabrique. Le Big Bang d’un univers théâtral qui peut aussi bien être dégusté par un agrégé de lettres que par Monsieur Tout Le Monde.
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autour du spectacle

Autour du spectacle


À la librairie
Retrouvez le texte de L'Atelier Volant ainsi que d'autres ouvrages de et sur Valère Novarina.

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