Le Moche

saison 2010-2011

Le Moche

de : Marius von Mayenburg, mise en scène : Jacques Osinski, avec : Frédéric cherboeuf, Delphine Cogniard, Jerôme Kircher, Alexandre Steiger, scénographie : Lionel Acat, lumières : Catherine Verheyde, costumes : Hélène Kritikos, dramaturgie : Marie Potonet, collaborateur artistique : Alexandre Plank, traduction : Hélène Mauler, René Zahnd
 Avis de la presse et des spectateurs

28 avril - 22 mai 2011


Salle : jean tardieu
Durée : 1h

synopsis

[info]> représentation supplémentaire le samedi 30 avril à 18h30

Soudain un homme parle dans mon dos

Dans Le Moche, un employé modèle, d’une laideur exceptionnelle, se fait opérer le visage. Doté dès lors d’une beauté supérieure, il est envié au point de voir son entourage se faire opérer. Tous, autour de lui, portent bientôt sa figure dupliquée. L’homme perd son sens ; dislocation de soi dans la reproduction du même. Dans un espace de jeu clairement délimité, les comédiens endossent plusieurs personnages, jonglent avec des repères explosés de lieux et de temps. Dans Le Chien, la nuit et le couteau, un homme marche dans une nuit sans fond, cauchemar de rencontres et de hasards. Lui, nommé M, se trouve aux prises avec des créatures affamées, armées de couteaux. Il tue pour se défendre avant d’être sauvé par l’amour et la lumière. La nuit, la rue, deviennent des couloirs oniriques où les êtres s’égarent, se fuient, proies ou prédateurs.
Formé aux univers et aux exigences de Claude Régy ou de Lev Dodine, Jacques Osinski fonde en 1991 sa compagnie La Vitrine. Il met en scène Marivaux, Shakespeare, Strindberg, Horváth ou Yôji Sakate. Directeur depuis 2008 du centre dramatique national des Alpes à Grenoble, il lit Le Moche et Le Chien, la nuit et le couteau comme « deux fables, l’une ancrée dans le réel immédiat, l’autre plus proche de la légende archaïque, à la fois enfantine et futuriste. »
Né en 1972, le prodige allemand Marius Von Mayenburg livre avec Le Moche et Le Chien, la nuit et le couteau un diptyque monstrueux. Deux pièces aux tons et aux constructions opposés, mais où il est question d’un même mal d’identité vécu par deux figures errantes. Le Moche, farce agitée au rire acerbe, et Le Chien, la nuit et le couteau, cauchemar entêtant aux airs kafkaïens, plongent dans une société absurde des individus perdus en quête d’eux-mêmes. « Ils se cherchent parmi les masques, dit encore le metteur en scène. Au bout du parcours, il y a l’humanité. »

distribution

De : Marius von Mayenburg
Mise en scène : Jacques Osinski
Avec : Frédéric cherboeuf, Delphine Cogniard, Jerôme Kircher, Alexandre Steiger
Scénographie : Lionel Acat
Lumières : Catherine Verheyde
Costumes : Hélène Kritikos
Dramaturgie : Marie Potonet
Collaborateur artistique : Alexandre Plank
Traduction : Hélène Mauler, René Zahnd

mentions de production

production CDN des Alpes / Grenoble, coréalisation MC2: Grenoble
Les textes des deux pièces Le Moche et Le Chien, la nuit et le couteau sont publiés en un seul volume aux Editions de L’Arche, dans la collection Scène ouverte. 

revue de presse avis des spectateurs

 L'Express - Laurence Liban

19 mai 2011
Marius von Mayenburg met en scène une fable sur la perte d'indentité.

Mise en scène par Jacques Osinski en miroir avec Le Chien, la nuit et le couteau, la pièce, interprétée notamment par les excellents Jérôme Kircher et Frédéric Cherboeuf, se donne comme une fable retorse sur la perte d'identité et le totalitarisme de l'apparence.
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 Les trois coups - Olivier Pansieri

17 mai 2011
Osinski fait coup double
Un quatuor en or, qui joue crescendo et à l’unisson cette partition délirante sur la tyrannie du beau.
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 Le Grand Théâtre du monde - Armelle Heliot

16 mai 2011
Jérôme Kircher, un moche au théâtre
Et si l'on rit, grâce au jeu de Jérôme Kircher, sa présence, son visage (parfois sous bandes Velpeau), on est aussi très ému…Jérôme Kircher est un grand depuis longtemps !
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 Télérama.fr - Aurélien Ferenczi

1 mai 2011
Lever de rideau (21) : Jacques Osinski monte "Le Moche" et "Le Chien, la nuit et le couteau"
Interview de Jacques Osinski - metteur en scène - par Aurélien Ferenczi.
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