Hédi Thabet

Hèdi Thabet entre à l’École du cirque de Bruxelles à l’âge de 8 ans, il pratique le jonglage et approche d’autres techniques telle que l’acrobatie pendant près de dix ans. A 17 ans, il décide de quitter l’enseignement scolaire et de se dédier au métier de jongleur, se consacrant à un entraînement assidu et performant auprès d’un professeur particulier. C’est alors qu’une convalescence le conduit à contourner la scène et le spectacle, à réinterroger le point de vue de l’artiste. S’éloignant de la technique du jonglage, il se concentre sur le jeu d’acteur et le mouvement.

En tant que metteur en scène, il conduit un projet de création en Tunisie pendant plus deux ans. A son retour, s’ensuivent plusieurs années d’oisiveté et de déambulations jusqu’à ce qu’il lance une nouvelle proposition de mise en scène. Il reprend alors un travail de notes et de réflexions pour la scène à laquelle il revient également physiquement. C’est à cette période qu’il croise un ami de longue date, Mathurin Bolze, avec qui il partage et confronte ces questions. A la suite de leurs périodiques rencontres, ils s’invitent au travail d’abord à Bruxelles puis à Cherbourg et à Lyon ; naît la forme courte Ali en 2008. Par la suite, il aura également un oeil bienveillant sur la création de Mathurin Bolze, Du goudron et des plumes.

Ces dernières années, avec son frère Ali Thabet, il crée Rayahzone en 2012, une pièce pour 3 danseurs et 5 musiciens jouant du répertoire de la Hadra puis en 2013, Nous sommes pareils à ces crapauds qui dans l’austère nuit des marais s’appellent et ne se voient pas, ployant à leur cri d’amour toute la fatalité de l’univers, inspiré d’un poème de René Char. En 2014, ils créent une pièce sur le thème de l’immigration sur l’île de Lampedusa : En attendant les barbares.

Mis à jour le 16/03/2015

 

Sur les scènes
du Rond-Point en


2014-2015

2011-2012

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