Gaspard Proust
© Stéphane Trapier

Gaspard Proust


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Aucun problème avec les femmes, j’ai toujours eu l’intelligence de les considérer comme des objets.
Délit de faciès : il n’a pas la gueule de l’emploi, et ça le rend déjà irrésistible.
Gaspard Proust fait beau gosse des beaux quartiers. Cynique en Diesel et verbe raffiné, prototype de l’étudiant arrogant de Sciences Po. Mais c’est un tireur d’élite, un tueur né dans les soubresauts maniaco-dépressifs de la fin du xxe siècle. Il n’a peur de rien, va au pire, direct. Il déboulonne ses contemporains et tous les objets d’actualité ou de scandale. Dans une syntaxe irréprochable et un vocabulaire recherché, il tire à vue mais avec doigté. Il raffole des raisonnements paradoxaux et des ironies de l’histoire. Sa seule satisfaction de citoyen suisse sur le territoire hexagonal : « Vous avez enfin élu un Président qui ressemble à l’image qu’à l’étranger on se fait des Français. »
Il est né en Slovénie, a vécu douze ans en Algérie. Il a été banquier, afféré à la gestion du patrimoine. Il parle cinq langues. Il en connaît des mots, en débine des idées reçues et des tournures toutes faites. Il se serait bien passionné pour quelque chose, mais il est devenu cartésien désabusé : « Je pense donc je suis, mais je m’en fous. » Il se dit politiquement de droite comme tout le monde. On le soupçonne d’être à l’opposé de tout ce qu’il assume d’abjections sur les Juifs, l’Islam, les homos ou les femmes. Triomphe et guichets fermés à Avignon, au Festival du Rire de Montreux ou à Paris : sa gueule d’ange déballe des horreurs.
Le contraste fait mouche. Gaspard Proust promène sa dégaine élégante au Rond- Point, comme l’antéchrist dans la chorale des Petits chanteurs à la Croix de bois.
Ça va faire mal.

production Ruq Spectacles avec le soutien de la SACD

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