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la revue en ligne du Rond-Point
 
« Comprendre »
de : Jean-Marie Gourio
Il faudrait que l'artichaut soit une dictionnaire. Tout le monde m'a
compris.
Il faudrait que la baleine ait une porte. Tout le monde m'a compris.
Il faudrait que le ciel soit plus petit. Tout le monde m'a compris.
Il faudrait que le kangourou ait un mouchoir. Tout le monde m'a compris.
Il faudrait que la sardine ait moins d'amis. Tout le monde m'a compris.
Il faudrait que deux et deux fassent quatre. Tout le monde m'a compris.
Il faudrait que l'eau soit en plastique avec une poignée. Tout le monde m'a compris.
Il faudrait que Jésus soit moustachu avec la raie sur le côté. Tout le monde m'a compris.
Il faudrait que Einstein fasse un doigt d'honneur. Tout le monde m'a compris.
Il faudrait qu'il faudrasse. Tout le monde m'a compris.
Il y a 16 heures
 
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saison 2010-2011 spectacles

Arrojad mis cenizas sobre Mickey

Et balancez mes cendres sur Mickey


une proposition de Rodrigo García avec Jorge Horno, Nuria Lloansi, Juan Loriente
afficher toute la distribution

durée 1h20

[surtitré]  

[PDF]> télécharger Dossier de presse Rodrigo Garcia

Je ne pousse pas un cri. Ce serait plutôt une rumeur. Mais ce qui est susurré là n'est pas agréable à entendre ; peut-être même que cela fait encore plus mal aux oreilles qu'un hurlement.
Vu du ciel, à travers le hublot, le lac est idyllique - un rêve. Mais une fois au sol, apparaissent les aménagements, pistes cyclables, aires de pique-nique, restaurants, poubelles, magasins de souvenirs…L’exploitation commerciale du lac en a détruit tout le charme. Partantde la réalité ordinaire, Rodrigo García envisage un mondeprogressivement escamoté par l'homme, un monde qui pourtant nous échappe de plus en plus et dans lequel l'homme à son tour s'échappe à lui-même. ""On a tous nos propres soucis, mais qui a sa propre vie?" Dans cette dépossession de soi l'individu a perdu sa voix, trafiquée et déformée par des machines. Il est sur scène comme un cobaye. Vautré dans la boue tel un animal - ou Job sur son fumier -, il s'observe, s'analyse et se pense au passage comme possible objet d'étude pour quelque laboratoire. Mêlant avec talent imagination plastique et réflexion poétique, c'est à une méditation mélancolique et non dépourvue d'humour sur un possible futur proche que nous convie ce spectacle.

attention : exceptionnellement, la salle Renaud-Barrault sera en placement libre.

production La Carnicería teatro, Théâtre National de Bretagne/Rennes, Bonlieu/SN d'Annecy coréalisation Festival d'Automne à Paris Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité.


© Stéphane Trapier
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