Une femme à Berlin

saison 2010-2011

Une femme à Berlin

basé sur Une femme à Berlin. Journal du 20 avril au 22 juin 1945, anonyme
mise en scène : Tatiana Vialle, avec : Isabelle Carré, Swann Arlaud, adaptation : Tatiana Vialle, traduction française : Françoise Wuilmart, décors : Jean Haas, lumières : Dominique Fortin, musique : Dominique Mahut, costumes : Marie-Claude Altot, vidéo : Julien Schikel, assistante à la mise en scène : Margaux Eskenazi
 Avis de la presse et des spectateurs

7 septembre - 10 octobre 2010


Salle : jean tardieu
Durée : 1h20

synopsis

Comme une poupée, insensible, traînée de gauche et de droite
Printemps 1945, dans les ruines de Berlin, les femmes deviennent la proie des soldats russes qui envahissent la ville. Une femme à Berlin est le journal de l’une d’entre elles. Publié en 1954 aux États-Unis, en langue anglaise, diffusé de l’Allemagne au Japon, de l’Espagne aux Pays-Bas, Une femme à Berlin relate sous la forme d’un récit autobiographique et anonyme le voyage en enfer d’une femme dans la guerre. « Je suis là, comme une poupée, insensible, traînée de gauche et de droite, une chose en bois. » D’abord victime, elle finit pour survivre par négocier avec l’ordure humaine. Elle se fait monstre pour supporter l’abomination. « J’éclate de rire au milieu de tous ces pleurs : eh bien quoi, je suis vivante non ? tout finit par s’oublier ! »
Isabelle Carré a travaillé au cinéma sous la direction d’Alain Resnais ou Zabou Breitman, au théâtre avec André Engel, Jorge Lavelli, Jean-Michel Ribes. Elle prête sa voix et son incandescence à une oeuvre aussi noire qu’essentielle. Pour Tatiana Vialle, qui dessine avec pudeur et gravité ce portrait intense, « le texte ne peut être interprété que par une actrice qui véhicule une immense force de vie et un humour salvateur ».
Directrice de casting, metteur en scène rare, elle dirigeait en 1996 Aurore Clément et Élisabeth Depardieu dans Les Eaux et Forêts de Marguerite Duras.
Aujourd’hui, elle organise un espace accidenté d’éléments simples, où la comédienne Isabelle Carré prend la voix et le corps d’une femme martyrisée par la guerre et ses bourreaux. « Cette voix nous parle de la condition des femmes pendant toutes les guerres, dit la metteur en scène : en Algérie, en Bosnie, en Tchétchénie, au Kurdistan, au Darfour, en Afghanistan, des milliers de femmes à travers le monde ont été et seront les victimes des guerres. » Le personnage d’Une femme à Berlin raconte et revit les sévices infligés au vaincu, dans le ressentiment et l’impunité de l’ennemi devenu prédateur souverain.

distribution

Mise en scène : Tatiana Vialle
Avec : Isabelle Carré, Swann Arlaud
Adaptation : Tatiana Vialle
Traduction française : Françoise Wuilmart
Décors : Jean Haas
Lumières : Dominique Fortin
Musique : Dominique Mahut
Costumes : Marie-Claude Altot
Vidéo : Julien Schikel
Assistante à la mise en scène : Margaux Eskenazi

mentions de production

production Théâtre du Rond-Point / Le Rond-Point des tournées, coproduction Nouveau Théâtre d’Angers / CDN Pays de la Loire, ?en partenariat avec Scène Indépendante Contemporaine (SIC)
édition originale © Eichborn AG, Frankfort am Main, 2003 © 2002 Hannelore Marek, édition française Gallimard 

revue de presse avis des spectateurs

 Télérama.fr - Fabienne Pascaud

19 septembre 2010
Parcours d'artistes n°27 : Isabelle Carré
Un César, Deux Molières… A 39 ans, Isabelle Carré est l'une des comédiennes de cinéma et de théâtre les plus reconnues par ses pairs. Elle a joué sous la direction de François Ozon, Bertrand Tavernier ou Jorge Lavelli, et est actuellement à l’affiche du Théâtre du Rond-Point dans Une femme à Berlin. Elle revient largement sur son parcours au micro de Fabienne Pascaud.
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