La Chair des tristes culs

saison 2012-2013

La Chair des tristes culs

 Avis de la presse et des spectateurs

8 janvier - 9 février 2013


Salle : roland topor
Horaires : du mardi au samedi, 21h - dimanche, 18h30

synopsis

[Découvrez également un autre cabaret de Pierre Notte, Sortir de sa mère, visible les mêmes jours à 18h30.]

Je suis en train d'apprivoiser un épluche-légumes.
Dans ce truc tendre, dingue et drôle, cabaret foutraque et raffiné, les morts finissent par mourir tranquille, en amoureux, tandis que les vivants réapprennent à vivre en se souvenant qu'ils ne sont pas déjà morts.


Une plage. Une belle blonde, plantureuse, presque nue, bronze et chante. Surgit une petite brune rabougrie, elle fait visiter le lieu qu'on prenait pour une plage à un jeune homme. L'endroit devient un appartement miteux où le jeune homme s'installe. Il est venu pour se foutre en l'air. Mais il se rate beaucoup. C'est la blonde de la plage qui l'arrête. Problème : tant qu'il vit encore, la brune rabougrie ne peut pas faire commerce de sa chair. Elle avait en effet organisé un service de restauration rapide, pour vendre des crêpes au goût de chair tendre, sa chair à lui : des crêpes au bon goût d'humanité. Mais le jeune homme, dans l'ombre de la blonde sensuelle, reprend goût à la vie petit à petit et en chanson. Dans La Chair des tristes culs, les morts et les vivants doivent apprendre à vivre ensemble. Ils s'engueulent et se rabibochent. On chante le bonheur des fessiers musclés et le bon goût des crêpes au beurre et à la chair fondante.
Dans ce truc tendre, dingue et drôle, cabaret foutraque et raffiné, les morts finissent par mourir tranquille, en amoureux, tandis que les vivants réapprennent à vivre en se souvenant qu'ils ne sont pas déjà morts. Dans ce jardin des délices, mêmes les brunes se réconcilient avec les blondes, c'est dire si la paix dans le monde est possible. Ici, l'auteur de Moi aussi je suis Catherine Deneuve et de J'existe (foutez-moi la paix) (au Rond-Point en 2009) fait sauter les crêpes dans un petit cabaret joyeux, et accompagne ses trois acteurs magiques et sensuels au piano électrique. Tout en chansons, en surprises, en sucre et en beurre, La Chair des tristes culs raconte la réconciliation des êtres, morts et vivants, enfants perdus et pères indignes. C'est une fête grinçante où revivent des figures humaines qui se côtoyaient jusque-là sans se voir et se croisaient sans se regarder.

distribution

Pièce avec chansons de : Pierre Notte
Avec : Tiphaine Gentilleau, Brice Hillairet, Chloé Olivères
Assistante à la mise en scène : Claire Fretel
Lumière : Nicolas Priouzeau
Son : Guillaume Duguet
Costumes : Colombe Lauriot Prévost
Scénographie réalisée avec les élèves de l'une des classes de : LISAA
Production et diffusion : Anne Gégu

mentions de production

production la compagnie Les gens qui tombent, coproduction Théâtre du Rond-Point, Le Prisme - Centre de développement artistique / Saint-Quentin en Yvelines, soutiens DRAC Île-de-France, CG des Yvelines, Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin en Yvelines, Arcadi, Adami, Spedidam, Théâtre Eurydice / Plaisir, La Ferme du Mousseau /Élancourt, LISAA (L’Institut supérieur des arts appliqués de Paris), résidence de création à la Fabrique Éphéméride / Val de Reuil, résidence d’artistes aux Deux îles / Montbazon, création le 16 novembre 2012 au Prisme - Centre de développement artistique / Saint-Quentin en Yvelines
publié aux Éditions L’avant-scène théâtre, collection Quatre-Vents, préface de Jean-Michel Ribes 

partenaires

revue de presse avis des spectateurs

 Le Point - Gilles Costaz

10 novembre 2017
Les trappes de l'esprit farceur - La Chair des tristes culs
Difficile à résumer, cette deuxième comédie, qui tient du roman à deux sous, donne un rôle primordial aux fantômes, comme une pièce traditionnelle japonaise, et acquiert peu à peu un fol optimisme chanté proche de celui des Demoiselles de Rochefort ! Sur scène, peu d'éléments là aussi. Tout est bricolé. C'est justement cette économie, cette spontanéité, cette fausse désinvolture qui font de ce théâtre minimal un spectacle au moins aussi séduisant que bien des grosses productions.
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 Un fauteuil pour orchestre - Denis Sanglard

9 janvier 2013
La Chair des tristes culs
Pierre Notte, au piano, au jeu, et a` la mise en sce`ne, trousse une come´die musicale de poche drolatique, pleine d‘esprit et de verve. Folie jubilatoire et humour noir me`nent les spectateurs par le bout du nez. Les re´pliques, savoureuses, fusent, rebondissent et se re´pondent a` toute allure. C’est emmene´ alle´grement par un quatuor de´chai^ne´, chante´ juste et tre`s bien, joue´ de me^me et vice-versa.
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 Froggy's delight - Nicolas Arnstam

9 janvier 2013
La Chair des tristes culs
On est conquis par ce spectacle émouvant où la mort est chantée avec délicatesse et où l’on s’amuse de nos petites faiblesses (...) Une nouvelle fois Pierre Notte, avec beaucoup d’habileté, nous fait croire à l’incroyable et nous rend familier cet univers improbable poétique et caustique, parsemé de trouvailles insensées dont lui seul a le secret, rehaussé du goût le plus doux et le plus vrai : celui d’humanité.
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 La Terrasse - Catherine Robert

18 décembre 2012
Sortir de sa mère et La Chair des tristes culs
Pertinente et précise, impertinente et iconoclaste, la plume de Pierre Notte est tour à tour trempée dans le vitriol et la ciguë. Moqueur et virevoltant, le farfadet métaphysique qui ausculte au scalpel les affres de la filiation et le mal de vivre, revient cette fois encore sur ses obsessions existentielles, mais de manière plus apaisée.
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