Le Dodo

Le Dodo

saison 2010-2011

Le Dodo

texte et interprétation : Yannick Jaulin, mise en scène : Laurent Brethome, dramaturgie et collaborations artistiques : Charlotte Farcet, Hervé Jolly, Bruce Krebs, Michel Laubu, Antonin Louchard, Julie Portier, Valérie Puech, musique : Camille Rocailleux, son : Jean-Bertrand André, Fabien Girard, lumière : David Debrinay, costumes : Marie-Frédérique Fillion, assistée de : Annabelle Verrier, assistée de : Nathalie Jambon
 Avis de la presse et des spectateurs

11 janvier - 13 février 2011


Salle : jean tardieu
Durée : 1h20

synopsis

Pas de rat, pas de chat, pas de gars, pas d’agat*
Il ne court pas, il ne vole pas, le dodo piète. Le dodo grossit sur l’archipel des Mascareignes au xvie siècle. L’écrivain Buffon, naturaliste du xviiie siècle, le décrit : « On dirait qu’il est composé d’une matière brute, inactive, où les molécules vivantes ont été trop épargnées. On le prendrait pour une tortue qui se serait affublée de la dépouille d’un oiseau. » L’animal disparaît presque aussi vite qu’il est découvert. Il engendre aussitôt une mythologie littéraire considérable.
Sur scène, en patois, un conteur raconte l’aventure de ce drôle d’oiseau et, à travers elle, la fin d’une île sans prédateur, d’une culture originelle et d’un goût pour la gentillesse tombé en désuétude. Mais un autre conteur se lève, veut sauver l’animal, lui donner la parole au nom des espèces disparues. L’homme fait de la bête l’emblème d’un monde en perdition ; un monstre de symbole.
Y a-t-il encore une place pour le dodo dans ce monde ? Comment survivre quand son espèce est menacée ? Construit au fil de débats, d’improvisations, de chantiers publics, le solo de Yannick Jaulin est traversé par les questions urgentes à l’ère de la globalisation et du nivellement des identités. Il met en scène les contradictions qui déchirent le conteur quand il contracte le « syndrome du dodo » : comment rester debout quand son monde s’est dérobé sous ses pieds, si on est inadapté, hors des normes, comme le dodo ? Acteur, Yannick Jaulin participait à l’aventure du théâtre de Wajdi Mouawad en jouant un rôle majeur dans Forêts. Auteur, diseur, après J’ai pas fermé l’oeil de la nuit et Terrien, spectacles qui renouvellent le conte et le replacent au centre de notre compréhension du monde, Yannick Jaulin oppose deux univers et deux manières de raconter, de se raconter, autour d’une bestiole magnifique.
*agat : en patois, dégât.

distribution

Texte et interprétation : Yannick Jaulin
Mise en scène : Laurent Brethome
Dramaturgie et collaborations artistiques : Charlotte Farcet, Hervé Jolly, Bruce Krebs, Michel Laubu, Antonin Louchard, Julie Portier, Valérie Puech
Musique : Camille Rocailleux
Son : Jean-Bertrand André, Fabien Girard
Lumière : David Debrinay
Costumes : Marie-Frédérique Fillion
Assistée de : Annabelle Verrier
Assistée de : Nathalie Jambon

mentions de production

production Le Beau Monde ? / Cie Yannick Jaulin, coproduction La Coursive / SN La Rochelle, Astérios Spectacles, MC2:Grenoble, Centre culturel de Cesson-Sévigné, La Maison du Conte / Chevilly-Larue, coréalisation Théâtre du Rond-Point.
Fécondation initiale Le Nombril / Pougne-Hérisson 

revue de presse avis des spectateurs

 Arte.tv - Journal de la Culture - Hervé Pons

22 janvier 2011
Yannick Jaulin réveille le dodo, cet oiseau disparu
Y a-t-il encore une place pour le dodo dans ce monde ? Comment survivre quand son espèce est menacée ? Construit au fil de débats, d'improvisations, de chantiers publics, le solo de Yannick Jaulin est traversé par les questions urgentes à l'ère de la globalisation et du nivellement des identités. Il met en scène les contradictions qui déchirent le conteur quand il contracte le « syndrome du dodo » : comment rester debout quand son monde s’est dérobé sous ses pieds, si on est inadapté, hors des normes, comme le dodo ?
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autour du spectacle

Autour du spectacle


Samedi 5 février à partir de 20 heures, venez rencontrer Yannick Jaulin à la Librairie du Rond-Point.
Il dédicacera ses livres et dialoguera avec le public.

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